LE CARÊME A TRAVERS SA LITURGIE

les rites et les textes liturgiques nous conduisent dans la montée vers Pâques

Pour signifier le dépouillement et la pénitence :

  • les décorations de l’autel des églises sont retirés (les fleurs, etc.),
  • les chants du Gloria et de l’Alléluia ne sont plus chantés jusqu’à la nuit de la vigile pascale,
  • les ornements sont de couleurs violet comme pour le temps de l’Avent. Le temps du carême a son dimanche rose : le 4e dimanche, dit Laetare. Le célébrant peut ce jour là déposer les ornements violets pour en choisir des roses.

Chaque dimanche de Carême nous fait penser à une étape de l’Évangile, comme :

  1. Jésus qui résiste aux tentations nous aussi, on apprend à faire face à nos difficultés.
  2. Jésus qui est transfiguré sur le montagne →  » écoutez le » (Mt 17,5) Ces paroles nous invitent à quitter la rumeur du quotidien pour nous plonger dans la présence de Dieu et affermir notre volonté à suivre le Seigneur;
  3. Jésus qui parle avec la Samaritaine → il veut apaiser notre vraie « soif » intérieure.
  4. Jésus ouvre les yeux du aveugle → il veut illuminer notre manière de voir la vie.
  5. Jésus ressuscite Lazare → il nous montre que la vie éternelle est possible grâce à lui.

Remarque : Le quatrième dimanche de carême est un peu particulier car il est couramment appelé Dimanche Laetare et la couleur liturgique est le rose. Il s’agit de manifester que la lumière de Pâques illumine déjà le violet du carême.

Six jours avant la fête de la Pâque juive, Jésus vient à Jérusalem. La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville.

Ce jour là, après une brève allocution, le célébrant bénit les rameaux et l’on lit le récit évangélique de l’entrée messianique de Jésus avant de se rendre en procession jusqu’à l’église. La tradition chrétienne veut que l’on emporte, après la messe, les rameaux bénis, pour en orner les croix dans les maisons : geste de vénération et de confiance envers le Crucifié.

Au cours de ce repas, Jésus va se mettre à genoux devant chacun de ses disciples et leur laver les pieds. Au cours de la messe célébrée avec solennité, on répète le geste du lavement des pieds.

Le Jeudi Saint, l’Église célèbre la messe « en mémoire de la Cène du Seigneur », puis

  • le Saint Sacrement est déposé au « reposoir »,
  • l’autel est dépouillé,
  • la croix est enlevée et voilée.

Tout ce dépouillement : le Christ est entré dans sa passion, dépouillé de tout. C’est une nuit d’adoration, les fidèles s’unissent à la prière du Christ ce soir-là, en veillant auprès du Saint-Sacrement (le pain et le vin consacrés au cours de la messe) jusque tard dans la nuit.

Cf. Eglise catholique de France

Les chrétiens sont appelés au jeûne (qui consiste à se priver de nourriture suivant l’âge et les forces du fidèle), démarche de pénitence et de conversion, expression de l’attente du Christ. L’office du Vendredi saint, appelé « célébration de la Passion du Seigneur », est centré sur la proclamation du récit de la Passion. Il est proposé aux fidèles un Chemin de croix qui suit les étapes de la Passion du Christ.

Cf. Site Église Catholique de France

La célébration de la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques est « une veille en l’honneur du Seigneur » durant laquelle les catholiques célèbrent Pâques, passage des ténèbres à la lumière, victoire du Christ sur la mort. C’est pourquoi, dans la nuit, le feu et le cierge de Pâques sont allumés, puis la flamme est transmise aux fidèles.

Au cœur de la vigile, les catéchumènes vivent les rites baptismaux : la plongée dans l’eau, symbole de mort et de vie, passage à la résurrection dans le Christ. On est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Cf. Eglise catholique de France